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Coronavirus : Alea jacta est

CORONAVIRUS, c'est un mot qui existait depuis longtemps dans le vocabulaire médical. Il s'agit d'un genre de virus à ARN responsable d'infections respiratoires et digestives ; l'ARN étant l'abréviation pour acide ribonucléique, qui, comme son nom l'indique (hi hi !), est un acide essentiel dans le transport du message génétique et la synthèse des protéines.  Rien de très sexy me direz-vous à part ce mot, improbable et imprononçable : CO-RO-NA-VI-RUS. Ferry et Conrad, les successeurs de Goscinny et Urderzo, ont parfaitement extrait les ressorts comiques de ce mot dans "Astérix et la Transitalique".

 

 


Aujourd'hui, il ne fait plus rire personne parce qu'on a tous appris à le prononcer correctement : CORONAVIRUS. Finalement, c'est facile quand vous le répétez 30 fois par jour !

Et puis aussi parce que ce virus est en train de tuer massivement, nous faisant trembler pour nos proches fragiles ou âgés, mais aussi pour nous-mêmes désormais, et nous plongeant dans des abîmes d'angoisse concernant l'économie et nos propres revenus.

Un autre mot est venu s'ajouter à notre vocabulaire courant :

CONFINEMENT.

Nous autres, hommes et femmes du XXIème siècle, si férocement attachés à notre liberté d'action, nous nous retrouvons enfermés chez nous, réalisant petit à petit l'ampleur de la catastrophe.

On nous annonce le pic épidémique dans 4 à 6 semaines, soit fin avril ! Impossible d'imaginer que nous allons devoir rester cloîtrés chez nous jusque là ! alors que le printemps est en train de transformer nos campagnes et nos côtes en tableaux colorés, joyeux, parfumés, nous voilà cloués sur nos canapés en famille, souvent, mais aussi, malheureusement, seul(e)s.

Nous n'avions jamais vécu cette expérience du confinement. Le SRAS, en 2003, moins contagieux et saisonnier, nous avait à peine effrayés. Beaucoup ne s'en souvienne même pas. On avait tremblé un peu plus avec la grippe H1N1 en 2009 mais sa caractéristique saisonnière et un vaccin rapidement mis au point nous avaient vite rassurés.


Nous avons plongé dans l'inconnu. Qui peut envisager sérieusement aujourd'hui d'être enfermé chez lui pendant 4 semaines ? (et peut-être plus ?)

Pour moi, guide conférencière, habituée à passer plus de temps hors de mon 60 m2 avec balcon que deans, c'est un peu la fin du monde... Tout le secteur touristique est à l'arrêt ; les visites guidées sont annulées au moins jusque fin avril. Aucune possibilité d'aller marcher le long de mes chères plages ou d'aller prendre un café dans l'intra-muros. Je suis astreinte à faire le tour des immeubles de mon quartier, la Découverte, sans aucune vue sur la mer..


Comment faire face à une inactivité physique brutale et durable ? Comment vivre la privation de vie familiale et sociale ? Comment gérer l'angoisse qui va bientôt monter quand les chiffres vont commencer à s'affoler ?

Je n'ai pas la réponse, mais je peux vous assurer d'une chose : je vais passer les 4 prochaines semaines à réfléchir et à vous préparer des visites guidées encore plus joyeux, encore plus interactives, encore plus originales pour l'après-Coronavirus !

 

Alea Jacta Est, comme a dit César avant de franchir le Rubicon !

Inspirons-nous de ce grand homme pour franchir à notre tour cette terrible pandémie et en sortir plus forts (ça fait une chute très cultivée, non ?)

 

Bon courage à tous !

 


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